Vu Les Diamants sont Eternels de Guy Hamilton (1971) avec Sean Connery, Lana Wood Jill Saint John Charles Gray Putter Smith Jimmy Dean Bruce Glover Bernard Lee Lois Maxwell Desmond Llewelyn
James Bond se lance à la recherche d'un trafic de diamants qui le mène d'Amsterdam jusqu'aux États-Unis. Derrière cette affaire se cache son ennemi de toujours, le terrifiant Blofeld, bien décidé à achever la construction d'un gigantesque satellite équipé d'un laser capable de détruire Washington grâce aux diamants accumulés par son organisation. Une nouvelle fois, le destin du monde repose sur les épaules de 007.
Sans doute celui que j'ai le moins vu de la période Sean Connery. Et finalement, cette nouvelle découverte confirme ce que je pensais déjà : ce n'est pas le meilleur Bond de l'ère Connery.
Reste que la recette fonctionne toujours. L'exotisme est présent, les voyages nous emmènent d'un continent à l'autre, les jolies James Bond Girl sont au rendez-vous, Sean Connery porte ses costumes avec une élégance naturelle même si le look de l'époque, ce n'est pas exactement du Saint Laurent.
Les cascades se succèdent à un rythme soutenu. James Bond se retrouve enfermé dans des souterrains impénétrables, des passages secrets dont personne ne devrait pouvoir sortir. Mais James ne serait pas James s'il ne trouvait pas systématiquement la sortie pendant que ses adversaires cherchent encore l'entrée.
On retrouve également ce qui constitue pour moi le meilleur trio de la saga : Q, M et Miss Moneypenny. Ils sont presque aussi importants que 007 lui-même et participent largement au plaisir de retrouver cet univers.
Et puis il y a Ken Adam. Une fois encore, il démontre sa capacité à imaginer des décors étranges et fascinants. Des grottes gigantesques, des laboratoires souterrains, des repaires secrets où les méchants semblent se sentir beaucoup plus à l'aise que dans le monde réel. Tout cela m'a souvent fait penser à l'univers de Fantômas. D'autant plus que le film joue avec l'idée de plusieurs méchants ayant la même tête, ce qui renforce encore cette impression.
L'autre curiosité du film reste ce duo de tueurs à gages composé de Mr Wint et Mr Kidd. Deux assassins complètement à la ramasse, souvent plus inquiétants par leur étrangeté que par leur efficacité, mais toujours prêts à tirer dans le dos de leurs adversaires. Leurs dialogues, assez crus pour l'époque, apportent une touche de cynisme et d'humour noir qui les rend finalement plus mémorables que certains personnages principaux.
Du côté des méchants, Charles Gray campe un Blofeld différent de ses prédécesseurs. Moins inquiétant que dans d'autres épisodes, mais suffisamment mégalomane pour imaginer détruire des villes entières avec son arme spatiale.
Le film souffre parfois d'un scénario qui tourne un peu en rond et qui paraît moins inspiré que les grands classiques de la série. On sent également que Sean Connery revient au personnage davantage par devoir que par véritable enthousiasme. Pourtant, son charisme naturel suffit encore à faire le travail.
Alors non, Les Diamants sont éternels ne figure pas dans mon panthéon bondien. Il manque un peu de souffle, un peu de tension et sans doute un peu de folie pour rivaliser avec les sommets de la période Connery.
Mais à l'arrivée, cela distrait. On voyage, on sourit, on profite des décors extravagants, des gadgets, des répliques et de l'ambiance unique de la saga. Et parfois, cela ne fait pas de mal de simplement passer une bonne soirée en compagnie de James Bond.
Et comment ne pas être conquis par le thème Diamonds Are Forever interprété par Shirley Bassey
NOTE : 14.00
FICHE TECHNIQUE
- Réalisation : Guy Hamilton
- Scénario : Richard Maibaum et Tom Mankiewicz, d'après le roman Les diamants sont éternels de Ian Fleming
- Musique : John Barry
- Chanson interprétée par Shirley Bassey
- Photographie : Ted Moore
- Montage : Bert Bates et John W. Holmes
- Décors : Ken Adam
- Costumes : Elsa Fennell, Ted Tetrick, Donfeld pour les robes de Jill St John
- Affiche : Bill Gold (États-Unis)
- Production : Harry Saltzman et Albert R. Broccoli
- Sociétés de production : EON Productions et Danjaq
- Société de distribution : United Artists
- Budget : 7 200 000 $
DISTRIBUTION
- Sean Connery (VF : Jean-Pierre Duclos[3]) : James Bond
- Jill St John (VF : Sylviane Mathieu) : Tiffany Case, trafiquante de diamants
- Charles Gray (VF : René Bériard) : Ernst Stavro Blofeld, no 1 du SPECTRE
- Lois Maxwell (VF : Paule Emanuele) : Miss Moneypenny
- Bernard Lee (VF : Serge Nadaud) : « M »
- Desmond Llewelyn (VF : Georges Hubert) : « Q »
- Norman Burton (VF : William Sabatier[4]) : Felix Leiter
- Laurence Naismith (VF : Jean-François Laley) : sir Donald Munger, expert en diamants pour le MI6
- Burt Metcalfe : Maxwell, secrétaire de sir Munger (non crédité)
- Bruce Glover (VF : Philippe Mareuil) : M. Wint, tueur du SPECTRE
- Putter Smith (VF : Albert Médina) : M. Kidd, tueur du SPECTRE
- Henry Rowland (en) (VF : Roger Rudel) : Dr Tynan, dentiste d'une mine de diamants sud-africaine
- Margaret Lacey (en) : Mlle Whistler, institutrice d'un orphelinat africain
- Brinsley Forde : Joshua, assistant de Mlle Whistler (non crédité)
- Joe Robinson (VF : Jean Lagache) : Peter Franks, passeur dont l'identité est usurpée par Bond à Amsterdam
- David Bauer (en) (VF : Louis Arbessier) : Morton Slumber, propriétaire d'un crématorium au Névada
- Marc Lawrence : un chauffeur de Slumber
- Sid Haig : un employé de Slumber
- Jimmy Dean (VF : Francis Lax) : Willard Whyte, magnat texan vivant reclus
- Lola Larson : Bambi, garde du corps de Whyte (non créditée)[5]
- Trina Parks (VF : Claudie Chazel) : Perle noire (Thumper en VO), garde du corps de Whyte (non créditée)
- Bruce Cabot (VF : Claude Bertrand) : Albert R. « Bert » Saxby, directeur du Whyte House, casino de Whyte à Las Vegas
- Leonard Barr (en) : Shady Tree, acteur de stand-up du casino
- Lana Wood (VF : Francine Lainé) : Abondance Delaqueue (Plenty O'Toole en VO), cliente du casino[6]
- Joseph Furst (en) (VF : Georges Atlas) : Pr Dr Metz, expert en laser de Whyte Tectronics, entreprise spatiale de Whyte
- Ed Bishop (VF : Jean-Pierre Dorat) : Klaus Hergersheimer, employé de la section G de Whyte Tectronics (non crédité)
- Shane Rimmer : Tom, administrateur de Whyte Tectronics (non crédité)
- David Healy (VF : Michel Gudin) : un contrôleur de vol de Whyte Tectronics (non crédité)
- Keinosuke Enoeda (en) : un agent du SPECTRE au Japon (pré-générique ; non crédité)
- Denise Perrier (VF : Martine Messager) : Marie, agente du SPECTRE sur la Côte d'Azur (pré-générique ; non créditée)

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