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vendredi 6 octobre 2017

KAZUO ISHIGURO PRIX NOBEL DE LITTERATURE ET SES CONNEXIONS AVEC LE CINEMA

Le romancier britannique qui vient d'être couronné par l'académie suédoise a vu deux de ses romans, Les Vestiges du jour et Never let me go au grand écran. Passionné de cinéma, il est également l'auteur du script de deux longs-métrages. Retour sur une œuvre qui a connu les honneurs du grand écran.

● Les Vestiges du jour, 1993, drame romantique de James Ivory, 2h14
Inspiré du roman The Remains of the Day, le long-métrage met en scène les doutes et les tourments du majordome d'une grande famille anglaise, sous les traits d'Anthony Hopkins, qui après trente années de parfait service, se demande s'il n'a pas gaspillé sa vie. Celui-ci se rend à Little Campton pour rencontrer Sarah Kenton, ancienne gouvernante à Darlington Hall, interprétée par Emma Thompson. Son amour pour elle n'a pourtant jamais été révélé au grand jour. En chemin, Stevens est pris dans les souvenirs de se sa vie de majordome. Dans les années 1930, Lord Darlington, joué par James Fox, a milité, malgré la montée du nazisme, pour un rapprochement avec l'Allemagne. En dépit de la nature de cet homme controversé et de l'éclosion du fascisme en Angleterre pendant l'entre-deux-guerres, il éprouve pour son maître une fidélité qui le suivra toujours.
● Never Let Me Go, 2010, drame de Mark Romanek, 1h43
L'adaptation du roman énigmatique, Never Let me Go (Auprès de moi toujourssuit le destin de trois enfants élevés dans une étrange institution. Au cœur de ce pensionnat à l'écart du monde, Kathy, Tommy et Ruth portent des bracelets électroniques, semblent accepter pleinement le destin funèbre que la société leur réserve. L'amour, pourtant, va s'immiscer dans leur trio. Le réalisateur Mark Romanek plonge le spectateur avec subtilité et élégance dans l'univers alternatif décrit par le roman.
● La Comtesse blanche, drame de James Ivory, 2h18
Passionné par le septième art, le romancier britannique d'origine japonaise a composé le script de ce long-métrage réalisé par James Ivory. La Comtesse blanche relate les rapports entre un diplomate anglais ayant perdu la vue (Ralph Fiennes) et une aristocrate de Russie (Natasha Richardson), survivant entre petits boulots et prostitution, pour soutenir financièrement les membres de sa belle-famille. Une immersion totale dans l'agitation du Shanghai des années 1930, qui finit d'ailleurs par gagner l'étrange relation entre les deux personnages principaux.
● The Saddest Music in the World, comédie dramatique de Guy Maddin, 1h39
Ici, Guy Maddin, Georges Toles et Kasuo Ishiguro s'unissent pour l'écriture du script. L'histoire prend place à Winnipeg, au Canada, en 1933, au cœur de la Grande Dépression. Le pitch tient en quelques lignes: le concours de la musique la plus triste du monde est lancé par Lady Port-Huntly, fervente amatrice de bière, bien décidée à profiter de la fin proche de la Prohibition. Attirés par le prix de 25.000 dollars de prix, des candidats du monde entier y affluent. Chacun tente d'interpréter à sa manière son désespoir le plus profond au cours d'une compétition euphorique. De retour dans sa ville natale accompagnée de la belle Narcissa, interprétée par Maria de Medeiros, amnésique et nymphomane, Chester Kent, joué par Mark McKinney, producteur de Broodway ruiné et cynique représentera les États-Unis. L'occasion pour les trois membres de la famille Kent de régler d'anciens secrets de famille, au-delà de la seule compétition musicale.

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